mardi 5 juillet 2011

Nouvelles de Juillet

04 - Quelques lectures pour Juillet : Le "journal" de Bernard Delvaille, "Paris est une fête" d'Ernest Hemingway et tout nouveau François Vignes "Autant en emporte le vin"...*
Grand calme depuis le début du mois, une apathie me submerge, l'estive ? Certes non ! Goût à rien.
Quelques livres me tiennent compagnie en plus de ceux déjà cités, le "Bob Dylan" de Rémond que m'a adressé Jean-Claude et "Par le feu et le Sang" de Nogalès. Tenté quelques écritures sans grand "succès" rien, sec à n'en plus connaître le sens du mot et des mots. A quoi tout cela renvoie-t-il ? Il suffit de regarder le monde pour voir qu'il a besoin de tout autre chose que d'une encre mineure ; le sang y coule trop pour que la couleur de l'encre (quel qu'elle soit) vienne en changer la teinte, les aubes sont toujours rouges. Quelques appels téléphoniques mais globalement un sentiment de solitude accru s'il n'y avait le lien avec JMM je me penserai en totale jachère d'écriture. En parlant de lien, celui avec JAG semble se distendre sans doute il y a -t-il un temps depuis une absence de temps... Je devrais me préparer à tout ça, en avoir l'habitude mais je crois que sur ce point précis (comme sur d'autres) je ne saurais jamais. La fin de certaines aventures va sûrement me voir de nouveau touché, affecté.
Hier, conversation avec Hervé comme si nous ne nous étions pas perdus de vue pendant dix-sept ans. Nous parlons de nos derniers écrits, des chats et de nos filles. H et G n'ont que deux jours de différence. François Vignes signe son livre à Oléron, m'y invite ! Difficile de bouger! Alors rangement, immersion dans les livres empilés dans le bureau, devrais me séparer d'un certain nombre mais n'y parviens pas, pathologie aussi que cela, sans doute. JM me disait l'autre jour que Bernard attendait mon coup de fil, n'y parviens pas, quoi lui dire ! trop "bas" pour articuler deux phrases ayant du sens face à quelqu'un comme lui. Rencontres, si Werner m'a déjà fait part de son accord sur la date, silence radio du côté d'Olivier. Il faut qu'il se coordonne avec Antoine, Fabien et Simon. Appelé aussi Roberto ce matin 10.07 pour lui proposer des dates sur septembre... Aimerais aussi faire venir Jean-Michel pourquoi pas une lecture/photo de "la grange" et François autour de son polar et de sa maison d'éditions . Automne chargé qui quoi qu'il advienne sera le dernier pour ce qui est de ces rencontres. Gros sur le coeur mais ainsi se font et se défont les choses malgré tout sentiment de ne pas m'être trop fourvoyé (et d'avoir trompé ceux, les écoutants qui sont venus tout au long de ces treize années) quand passant chez C. hier nous évoquons le dernier numéro du Matricule et y retrouvons autour de Georges Perros les noms de Jacques Josse, Antoine Emaz, Bernard Noel ... A propos de Perros lire aussi le numéro de mars de la revue Europe, contribution de qualité là aussi Hervé Carn et Bernard de nouveau (entre autres) mais on y parle également de "La légende du demi-siècle" d'André Laude et en conséquence de la maison d'éditions de François Levée d'encre qui est à l'origine de sa réédition ainsi que de Henri Thomas qu'il serait urgent (comme Perros) de faire reconnaître comme il se devrait. Pour en finir avec la littérature je signale ici la parution d'un nouveau Pirotte, un roman :"Place des Savanes" pas son meilleur sans doute mais ici le modeste reste plus qu'estimable.
11 - Résultat Bac de Français de J.
12 - Au courrier ce midi le cinquième tome de l'anthologie de Jacques Basse, super travail et superbe bonhomme que ce Jacques là
20 - Automne encore et toujours. Europe atone encore et toujours en attendant le prochain grand crack... Tristesse que de voir cette incurie, ce court termisme et le intérêts privés prendre le pas sur celui du plus grand nombre : le peuple dit-on quand on ne veut rien dire. Plèbe, peuple, vulgaire qui sommes-nous aujourd'hui ? Que sommes-nous ? Rien sans doute ou si peu !
Ils ferons tous pour préserver l'europe de marchands contre celle des peuples ; garantir la leur contre celle promise dont ils nous ont, en une unanimité parfaite, floué...
N. est toujours en Sologne et H. en Ars, elles me manquent toutes les deux. Heureusement elles pensent à donner de leurs nouvelles. Revue toujours en attente, Roberto est d'une patience d'ange, celle de l'ami. Je suis un peu honteux de tout ce retard (même s'il ne m'incombe pas). Jacques B. revient de Cordes sur Ciel, me dit avoir parlé de moi avec Paul Sanda et qu'il regrette de ne pas m'y avoir croisé ; il suffisait de m'y convier !. Hier appel d'un libraire qui prépare un dossier sur "la Guerre d'Espagne" et veut me dit-il y intégrer "La Nada" J'en suis heureux, il dit avoir aimé le livre, me pose des questions auxquelles je réponds mal (maladresse) mais... Si ce dossier permet de continuer à vendre le livre, lui donner de nouveaux lecteurs ... et faire sortir G. du bois... et du silence, quoi demander de plus... Ce soir fatigué, dors peu, mal ; angoisses nocturnes qui me tiennent éveillées, comme aux aguets ... Plus rien écrit depuis des semaines si on excepte deux trois poèmes sur "Le Bestiaire" (troisième - et dernier - du nom) des gammes aurait dit Jacob mais pour quel morceau, quelle partition au final ?
23 - Levé ce matin, épuisé, sans raison. Lecture que je ne puis mener que quelques minutes, ennui ! Hier soir nous avons rencontré pour la première fois les parents de M. Sentiments mêlés malgré ce moment agréable, vraiment partagé. Hier, 22 on nous a annoncé un "grand pas" vers le fédéralisme. La Grèce et tout le reste, sauvés grâce à un plan, des mesures d'acculés . Je crains fort qu'à terme rien ne soit fait mais que ne feraient-ils pas pour garder leurs jobs (qu'ils exercent au mieux de leurs intérêts) et nous présenter une fois encore des vessies les appelant "lanternes". Le Grèce est "sauvée" disent-ils au prix d'un creusement du déficit de 15 milliards nous annonce avec contentement combien de postes d'infirmières, de professeurs, combien de coupes dans les services publics vont-ils se trouver ainsi justifiés, combien de passage "au privé" vont-ils l'être également (les partages ne se conçoivent qu'entre amis) La fin du Samu Social, ou du moins son amputation, son ankylose pour ce qu'on nous présente comme une avancées (et qui pourrait en être une si ... Les amis de leurs amis n'étaient pas leurs amis, le relogement de familles dans des logements du "parc privé" me semble en être l'exemple parfait . Ici l'atmosphère s'empuantit davantage encore (comme si cela était possible) et il me semble que nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises.
Impossible de lire de la poésie, je n'y arrive plus ! A croire que le peu que je croire percevoir de ce qui m'entoure me laisse dans la bouche, sur la langue une fadeur insigne.
24 - Nous ne sommes que tous les deux, avant goût des temps à venir. Marche, quelques kilomètres en discutant de ça, les années ont passé très vite. Banalité sans doute que de dire cela mais réalité aussi. La banalité n'est que le réel des gens du peuple et je ne suis de ceux-là. Hier discussion téléphonique avec Jean-Claude Bourlès, heureux de les savoir Gisèle et lui en forme. Parlons un peu bouquin, pas trop, juste assez. Aujourd'hui posté le bestiaire à J.Basse, il verra s'il veut en faire quelque chose. Cet après-midi suivi le tour de France ... avec plaisir.
27 - Depuis 48 heures effaré par les nouvelles, Oslo et les fachos qui donnent de la voix pendant que les "consciences s'assoupissent" sur leur propre incurie. Des enfants meurent en Somalie pendant que le monde se gargarise de agence de notation, il va falloir cracher au bassinet nous dit le FMI (et sa nouvelle directrice générale) qui encense - et pour cause - la politique économique de la France Quelle bouffonnerie ! Et gnafrons seront toujours les mêmes. N'en parlons plus dont, le mur n'est pas si loin. Demain N. et H. rentrent. Je ne suis jamais plus heureux que lorsque nous sommes tous ensemble. Ce midi un lvre d'Hervé, vif plaisir et un message de Jacques qui semble intéressé par l'illustration du "Bestiaire Minuscule" bonheur de travailler avec lui. Entretien rendu et amendé pour le dossier sur la guerre d'Espagne. Travaille sur le complément d'information que m'a demandé la Cave Littéraire (bonne exercice) et m'essaie à écrire quelque chose. Doute comme jamais.
Nous voici à la fin de Juillet, hier 28 déjeuné avec Jean-Marc. Moment agréable de longtemps remis. Suis toujours étonné par son "vécu". Le quidam a beaucoup bourlingué quoiqu'il en dise. Jacques est partant pour une collaboration, longue conversation au téléphone.
30 - Week-end seul ici. Je ne vais pas bien !
31 - Aujourd'hui seul, plus seul en dedans de moi qu'au dehors. Trouvé ce qu'il faudrait qu'on inscrive sur ma pierre tombale : "ci-gît personne" (Ibsen) à tout prendre la fosse commune m'irait tout aussi bien. Bien que mon coeur dans ce domaine aussi aille de préférence à la combustion. N. ici avec moi mais absence, j'aurais aimé que nous parlions ; qu'elle me parle mais ... Travaillé ce matin sur le petit récit dont j'ai parlé à Christiane hier. Ce texte est une fuite, j'en suis sûr maintenant. Un endroit où je crois que je vais aimé me retrouver sans trop savoir jusqu'où j'irai entre ces lignes.

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